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Le régiment Carignan-Salières et les compagnies de TracyEn 1665, 1300 soldats débarquent en Nouvelle-France. Parmi eux, les ancêtres de François Baby, qui fera bâtir le manoir les Becquets, et le futur seigneur de Deschaillons ; quelque 285 resteront après la paix de 1667.
L’aqueduc municipal d’autrefois à aujourd’huiDe la conduite de bois de 1850 au plastique d’aujourd’hui : le rachat du réseau par la Municipalité en 1965, la source du 5ième rang, la filtration des années 2000 et les travaux de 2021 à 2024.
sérieChapitre 4 : Louise Mousseau (Monceau), la tutrice (1635-1707)Veuve et grand-mère, Louise Mousseau obtient le 17 avril 1683 la rétrocession de l’île Madame et de la seigneurie St-Pierre au profit de ses deux petites-filles mineures, dont elle est la tutrice.
sérieChapitre 3 : Romain Becquet, seigneur malgré lui (1640-1682)Notaire royal à Québec, Romain Becquet reçoit l’île Madame et la seigneurie St-Pierre sans jamais y mettre les pieds ; ses deux fiefs lui sont retirés en 1683, l’année suivant sa mort.
sérieChapitre 2 : Notre région : l’arrivée des premiers européens (1534-c.1600)Des Vikings de l’Anse aux Meadows à la Grande Paix de Montréal de 1701, en passant par Cartier et Champlain : l’arrivée des Européens, et pourquoi la colonisation de la Nouvelle-France fut si lente.
sérieChapitre 1 : Notre région, depuis la préhistoire jusqu’à l’arrivée des européens.Des glaciers à la mer de Champlain, puis au retrait des eaux il y a 9600 ans : le site du Cap St-Claude avant l’arrivée des européens, et les traces laissées par ses premiers occupants.- sérieD’hier à aujourd’huiSommaire de la série sur l’histoire de la région, en quatre chapitres jusqu’en 1707 : la préhistoire ; les explorations de Cartier et Champlain ; le notaire Romain Becquet, seigneur malgré lui ; Louise Mousseau, tutrice de ses petites-filles.
1672 ou 1679 ?L’acte de 1672 n’a jamais été retrouvé : c’est l’île Madame qui fut concédée cette année-là. La seigneurie entre Gentilly et Deschaillons, elle, l’a été de 1678 à 1679, par Frontenac puis Duchesneau.
sérieLe ketchupMonsieur Poisson explique comment les résidus de tomate, pelures et épluchures, devenaient une purée bouillie expédiée à l’usine Old City de Québec, où un mélange d’épices faisait le ketchup.
Un pont de Trois-Rivières s’échoue à St-Pierre-les-BecquetsEmporté par les glaces en 1836, le pont du Saint-Maurice se disloque et ses débris s’échouent sur le rivage de Saint-Pierre ; le notaire Méthot les vend à l’encan en 1837 pour 7 livres, 7 schillings et 7 pence.
Des noms de famille : Lauzon, Habermaker, MansetTrois noms et les métiers qu’ils désignaient : le lauzon posait les pierres plates des toitures, le Habermacher cultivait l’avoine, le manset exploitait une terre qu’il ne possédait pas.
Des noms de famille : Fournier et CloutierDeux métiers derrière deux patronymes de la région : le fournier chauffait le four à pain du village, le cloutier forgeait les clous un à un. Guillaume Fournier et Zacharie Cloutier ouvrent chaque lignée.
Détournement de la route principale de St-PierreEn 1898, le conseil municipal de Saint-Pierre-les-Becquets fait passer la route principale au sud des maisons menacées par les éboulements de la falaise ; Adeline Monpas obtient une modification du tracé.
Du gaz de schiste à Saint-Pierre-les-BecquetsBien avant qu’on parle de gaz de schiste, un contrat du 5 juillet 1907 entre la Boston Gas and Oil Co et Octave Dion ouvrait le lot 105 à l’exploration, mais les forages de l’époque n’ont pas donné les résultats escomptés.
Enlevées par des abénaquis !Le 22 mai 1707, à Oyster River au New Hampshire, deux fillettes sont enlevées par des Abénaquis et emmenées en Nouvelle-France. Marie Anne Drew, 11 ans, y sera baptisée, mariée à Étienne Lafond et fondera une lignée.
Une tornade à Sainte-Cécile-de-Lévrard.Le 19 août 1923, une tornade détruit 32 bâtiments à Sainte-Cécile-de-Lévrard : 100 000 $ de dommages, aucun blessé, et des corvées organisées par le curé Henri Denoncourt.
Le moulin qui devint aqueducDu lot 419 au 5ᵉ rang, le moulin des Sources passa de Frédéric Boulanger aux Barabé, qui y aménagèrent un aqueduc en 1903 ; la scierie tourna jusqu’en 1961 et la source dessert encore les usagers.
La plus ancienne maison de la seigneurieUne maison de pierre du lot 120, bâtie entre la concession de 1772 à Jean-Baptiste Lafond et l’inventaire de 1793 qui la décrit ; vendue, abandonnée, puis restaurée après 1971.
sérieStérilisation des conserves et fabrication du ketchupCécile Spénard-Poisson revient avec Gaétan Lemay sur la technique de stérilisation des boîtes de conserve, puis raconte, visiblement amusée, la fabrication du ketchup.
Les miliciens de 1812 à St-Pierre-les-BecquetsLa seigneurie Lévrard fournit au moins cinq miliciens à la guerre de 1812 : une solde de 20 $, la terre gratuite prise par Hyacinthe Cossette en 1839, et une demande de salaire rejetée en 1874.
sérieLes réparations aux bâtiments ; le chauffage des autoclavesLe bois de déchets de scierie, abondant dans la région, alimentait les autoclaves, la vapeur d’ébouillantage des tomates et le moteur à vapeur de secours ; les vieux bâtiments, eux, demandaient d’importantes réparations de structure.
sérieL’épluchage à la cuillèreCécile Spénard-Poisson montre à Jocelyne Lafond et à Gaétan Lemay comment parer les tomates ébouillantées — cœur trop dur, peau, chair meurtrie — avant la mise en boîte et le passage à l’autoclave.
sérieLe refroidissement des conserves, puis leur étiquetageDernières étapes de la mise en conserve : le refroidissement des boîtes, gage de qualité, puis l’étiquetage de fin de saison par une équipe restreinte. Un acheteur nommé : Cyrille Labelle, de Sorel.
sérieLa mise en conserve et le sertissageÉtape filmée de la chaîne de la tomate : une fois épluchés et préparés, les fruits sont mis en boîtes et fermés hermétiquement, juste avant la stérilisation.
sérieIl fallait d’abord ébouillanter les tomatesHerman Poisson poursuit son récit : le lavage et l’ébouillantage des tomates, l’étape qui précédait le travail des éplucheuses. Entrevue filmée, avec une photographie de lui.
sérieLa réception des tomates à la conserverieHerman Poisson raconte, en entrevue filmée, l’arrivée des tomates à la conserverie, la pesée qui suivait, puis leur prise en charge par les ouvrières : la première étape de la chaîne.
sérieLe travail des éplucheuses de tomatesEntrevue filmée avec Cécile Spénard-Poisson, qui décrit ses journées à la conserverie de tomates dans les années 1940 : l’épluchage, première étape avant la mise en conserve.
Avis de rechercheUn ferrotype du début des années 1900, donné par Hélène Demers : un propriétaire prospère, son épouse et cinq enfants devant une maison à galerie que personne n’a encore identifiée.
Le couple Mayrand s’établit à St-Pierre-les-BecquetsUne photo du couple et une entrevue filmée sur la venue de Jean-Noël Mayrand et Julienne Neault à St-Pierre-les-Becquets, où ils ouvrent une épicerie.
L’épicerie de Rosaire TousignantCécile Poisson et son époux Rosaire Tousignant achètent le commerce qui deviendra « l’épicerie Rosaire Tousignant » ; une photo du magasin et une séquence vidéo accompagnent la notice.
sérieSecrétaire de la tomaterieEntrevue filmée avec Cécile Poisson, devenue madame Tousignant : elle décrit son travail de secrétaire à la conserverie de tomates de Saint-Pierre-les-Becquets, la « tomaterie ».
Gaston Mailhot et ses débuts au magasin généralGaston Mailhot raconte son embauche au magasin général alors qu’il n’était qu’un tout jeune homme, et le sérieux qui lui a valu d’être remarqué par le propriétaire.- sérieLes paniers pour les tomatesDes tonnes de tomates mises en marché chaque année dans la région, donc des contenants : séquence filmée sur la manufacture de paniers qui servaient à les transporter et à les vendre.
Les souvenirs d’un jeune immigrant en 1951Alain Manset, arrivé de France avec ses parents en 1951, revient sur ses premières impressions du Canada ; établi depuis à Saint-Pierre-les-Becquets, il y étudie l’histoire locale et régionale.
La caisse populaire de Saint-Pierre-les-BecquetsFondée le 13 septembre 1911, la caisse de Saint-Pierre-les-Becquets ferme faute de gérant, renaît en 1934 et s’installe en 1979 dans le bâtiment élevé sur l’emplacement de l’ancienne salle paroissiale.
L’épicerie de Rosaire TousignantCécile Poisson-Tousignant raconte le magasin général du coin des rues Lapérade et Marie-Victorin, acheté d’Hervé Brisson et tenu avec son époux Rosaire jusqu’à la vente du commerce en 1987.
sérieLa TomaterieConserverie fondée en 1899 par huit notables de la paroisse, sur un terrain loué route Lelaidier ; l’usine passe de main en main jusqu’en 1956, quand Gérard Demers Inc. en fait un entrepôt.
sérieJean-Baptiste LelaidierNé à Créances, en Normandie, en 1818, il vient au Canada en 1848 et s’établit à Saint-Pierre-les-Becquets, épouse Liliose Baril en 1852, cultive le melon puis la tomate, et meurt en 1903 après avoir vu bâtir la tomaterie.
sérieLa tomate : son histoireDu Pérou à Saint-Pierre-les-Becquets : quatre siècles de méfiance envers la tomate, jugée vénéneuse par John Gerard et simplement ornementale par Olivier de Serres, avant son arrivée au Canada dans les années 1850.
L’origine des noms de notre seigneurieSaint-Pierre, Sainte-Cécile, Sainte-Sophie et les neuf rangs de la seigneurie : d’où viennent leurs noms, de Gilles Masson à Adélaïde Moras, et pourquoi on a « sanctifié » les prénoms des seigneurs.
sérieUne travailleuse de la tomate, Cécile Spénard-PoissonCécile Spénard-Poisson, 92 ans, raconte en janvier 2013 son travail d’éplucheuse à la tomaterie de Saint-Pierre : la paie à la chaudière, les autoclaves, les journées de 7 heures à 6 heures.- Ce qu’ils buvaient, sous le régime français.Bière, cidre, vin, bouillon, bière d’épinette et guildive : ce que buvaient les colons de la Nouvelle-France, d’après les Mélanges historiques de Benjamin Sulte.
- Cercle des fermièresFondé en 1920 avec 29 fermières à la demande du curé Gladu, le cercle de Saint-Pierre-les-Becquets comptait 96 membres en 1949 : son bureau, ses réunions du samedi et son exposition annuelle.
Désiré-Olivier Bourbeau, un becquetoisNé à St-Pierre-les-Becquets en 1834, instituteur devenu marchand à Victoriaville, dont il fut maire puis député conservateur ; son élection de 1897 fut annulée, le nombre de votes en sa faveur dépassant celui des électeurs.
Domaine de LapéradeEn 1844, criblé de dettes, François Baby fait arpenter par Pierre-Louis Morin dix-sept arpents en 99 emplacements ; en neuf ans, une douzaine de lots seulement seront concédés.- Esquisse Historique de la seigneurie Lévrard-BecquetDe la concession de 1672 à Romain Becquet jusqu’à l’abolition de 1854 : les Lévrard, les Masson délogés en 1708, les Baby et leur manoir, et l’origine des noms Sainte-Sophie et Sainte-Cécile.
Gaz de schisteUn contrat du 5 juillet 1907 entre la Boston Gas and Oil Co et Octave Dion accordait le droit d’exploiter le gaz et le pétrole du lot 105, à Saint-Pierre-les-Becquets : l’exploration n’a rien de récent.
Gérard DemersDe l’abattoir de son père à Gentilly aux compagnies Gérard Demers inc. et Demers Express inc. : chronologie d’un boucher devenu, à 30 ans, maire de St-Pierre-les-Becquets, retracée par sa fille Madeleine.
Le boisLe blocus napoléonien de 1806 tourne l’Angleterre vers le bois canadien : dans la seigneurie Lévrard-Becquet, moulins à scie sur la rivière aux Orignaux, négociants locaux et un contrat de 1830.
Le curé Joseph BaileyNé à Sainte-Anne-de-la-Pérade en 1819, Joseph Bailey secourut les immigrants irlandais frappés du typhus à la Grosse-Île en 1846, puis devint curé de Saint-Pierre-les-Becquets en 1855.- Le moulin du lot 178La chaîne des propriétaires du moulin à farine de la Rivière-aux-Orignaux, de la vente de Landry Lafond en 1866 à l’incendie de 1957-58 ; la municipalité rachète le terrain en 1970.
- Le moulin du lot 190Le lot 190, enclavé au milieu des terres, portait un moulin à scie dès 1871, puis un moulin à bardeaux ; la Société en suit les propriétaires, des frères Barabé à Jacques Delisle.
- Le moulin du lot 343Le moulin à farine du lot 343, sur la Rivière-aux-Orignaux, suivi dans les actes notariés de Télesphore Jacques avant 1871 jusqu’à sa fermeture en 1948 et à l’adjudication pour taxes de 1970.
- Le père LouisRécollet, curé de St-Pierre-les-Becquets de 1767 à 1789, Jean Demers y bâtit un vaste presbytère et un moulin à scie sur la rivière des Orignaux ; il achève en 1787 l’église de St-Édouard-de-Gentilly.
Le site du manoirLe terrain concédé en 1722 à Joseph Charais, puis la chaîne des propriétaires qui suit : les contrats notariés situent la construction du manoir Baby-Méthot entre 1817 et 1822, par François Baby fils.
Les aqueducsDu tuyau de bois au tuyau de métal : l’aqueduc de St-Pierre passe du réseau privé d’Ernest Dion, en 1894, à la municipalité en 1956, avec les tarifs et obligations des usagers de 1919.- Les cimetièresPour Yolande Allaire-Roux, les cimetières sont des généalogies gravées dans la pierre : de Pointe Callières au Père Lachaise et à Grosse-Ile, puis chez nous, à Saint-Pierre-les-Becquets, avec son charnier de 1900 et le chemin de croix du curé Gouin.
Les curés GouinDeux curés venus de la Baie-du-Febvre : Philippe-Antonio Gouin, arrivé en 1898 et bâtisseur d’une ère de progrès, et Gratien Gouin, mort subitement au pied de l’autel à 53 ans. Tous deux descendent de Mathurin Gouin.- Les écrits restentDe Charles Z. Garceau et son carnet noir au relevé des registres fait par les Archambault, les écrits qui ont gardé la mémoire de Saint-Pierre-les-Becquets, et une invitation à classer ses propres archives.
Les maîtresses d’écoleDeux actes du notaire Gamelin Gaucher : en 1830, Jacques Raimon Baby fait nommer des sindics pour ériger des écoles ; en 1832, Marguerite Trottier s’engage à instruire 36 à 40 élèves chez Laurent Pepin.
Les médecinsHenry Arnaud, mort à Saint-Pierre-les-Becquets en 1743 sans y laisser trace de pratique médicale, et Pierre de Sales Laterrière, médecin-apothicaire ambulant de 1783 à 1788, brouillé avec le Père Demers.
Les postesListe des maîtres de poste de Saint-Pierre-les-Becquets, Sainte-Cécile-de-Lévrard et Sainte-Sophie-de-Lévrard depuis 1832 : dates de fonction, adresse du bureau et numéro de lot.- Mines de ferEn 1874, Georges Benson Hall achète les droits de mines de fer sur trois lots de Saint-Pierre-les-Becquets, à quatre centins la barrique ; aucun haut fourneau n’y sera construit et les droits s’éteindront dès les années 1890.
- Pas facile d’être seigneur…Le moulin que Louis Lévrard fait bâtir en 1717 sur le lot 1 de la seigneurie lui vaut la plainte de Massicot et Carignan, l’arbitrage de l’intendant Bégon et, faute d’habitants tenant feu et lieu, plus de 15 000 livres perdues.
- Romain BecquetNotaire venu d’un petit village près de Rouen, Romain Becquet s’occupa des colons de la côte de Beaupré et de l’île d’Orléans ; son greffe, conservé aux Archives de Québec, est l’un des plus volumineux du XVIIe siècle.
Thomas-Aimé ChandonnetBenjamin de quinze enfants né à Saint-Pierre-les-Becquets en 1834, l’abbé Chandonnet fut orateur, docteur en théologie et troisième principal de l’école normale Laval ; de Rome, il choisit les peintres du chœur de notre église.
Trois maisons, une famille ; les MéthotTrois maisons voisines de Saint-Pierre-les-Becquets et leurs occupants apparentés : le notaire Antoine-Prosper Méthot, la maison de brique bâtie en 1860 pour le Dr Archambault, et le Manoir Baby devenu Manoir Méthot en 1864.
La rue Narcisse-BeaudetLe premier maire de Saint-Pierre, en poste de 1855 à 1858, a donné son nom à la rue qui dessert la résidence Des-Jardins-les-Becquets ; la Société retrace sa vie, de sa naissance en 1810 à sa mort en 1893.
La rue René-Pinot (Saint-Pierre-les-Becquets)René Pinot, dit Laperle, deuxième famille établie à Saint-Pierre : son emplacement figure sur la carte de Catalogne de 1709 et la naissance de son fils Claude, en 1710, serait la première du lieu.
Les chemins de fer dans la seigneurie Lévrard-BecquetEn 1906, Liguori Béique réunit trois compagnies pour former la Quebec, Montreal and Southern Railway, dont le terminus s’arrêtera à Fortierville ; déficitaire, la ligne sera abandonnée par le C.N. en 1940.
Les rues Méthot et Siméon-CharlandLa rue Méthot rappelle deux hommes sans lien de parenté, le notaire Antoine-Prosper et le député François-Xavier-Alfred-Ovide ; la rue Siméon-Charland, le ferblantier nommé officier du feu en 1873.