Auteur
Jocelyne Lafond
17 articles de Jocelyne Lafond
Le moulin qui devint aqueducDu lot 419 au 5ᵉ rang, le moulin des Sources passa de Frédéric Boulanger aux Barabé, qui y aménagèrent un aqueduc en 1903 ; la scierie tourna jusqu’en 1961 et la source dessert encore les usagers.
La plus ancienne maison de la seigneurieUne maison de pierre du lot 120, bâtie entre la concession de 1772 à Jean-Baptiste Lafond et l’inventaire de 1793 qui la décrit ; vendue, abandonnée, puis restaurée après 1971.
sérieLa TomaterieConserverie fondée en 1899 par huit notables de la paroisse, sur un terrain loué route Lelaidier ; l’usine passe de main en main jusqu’en 1956, quand Gérard Demers Inc. en fait un entrepôt.
sérieJean-Baptiste LelaidierNé à Créances, en Normandie, en 1818, il vient au Canada en 1848 et s’établit à Saint-Pierre-les-Becquets, épouse Liliose Baril en 1852, cultive le melon puis la tomate, et meurt en 1903 après avoir vu bâtir la tomaterie.
sérieLa tomate : son histoireDu Pérou à Saint-Pierre-les-Becquets : quatre siècles de méfiance envers la tomate, jugée vénéneuse par John Gerard et simplement ornementale par Olivier de Serres, avant son arrivée au Canada dans les années 1850.
sérieUne travailleuse de la tomate, Cécile Spénard-PoissonCécile Spénard-Poisson, 92 ans, raconte en janvier 2013 son travail d’éplucheuse à la tomaterie de Saint-Pierre : la paie à la chaudière, les autoclaves, les journées de 7 heures à 6 heures.- Ce qu’ils buvaient, sous le régime français.Bière, cidre, vin, bouillon, bière d’épinette et guildive : ce que buvaient les colons de la Nouvelle-France, d’après les Mélanges historiques de Benjamin Sulte.
- Cercle des fermièresFondé en 1920 avec 29 fermières à la demande du curé Gladu, le cercle de Saint-Pierre-les-Becquets comptait 96 membres en 1949 : son bureau, ses réunions du samedi et son exposition annuelle.
Domaine de LapéradeEn 1844, criblé de dettes, François Baby fait arpenter par Pierre-Louis Morin dix-sept arpents en 99 emplacements ; en neuf ans, une douzaine de lots seulement seront concédés.
Le boisLe blocus napoléonien de 1806 tourne l’Angleterre vers le bois canadien : dans la seigneurie Lévrard-Becquet, moulins à scie sur la rivière aux Orignaux, négociants locaux et un contrat de 1830.- Le moulin du lot 178La chaîne des propriétaires du moulin à farine de la Rivière-aux-Orignaux, de la vente de Landry Lafond en 1866 à l’incendie de 1957-58 ; la municipalité rachète le terrain en 1970.
- Le moulin du lot 190Le lot 190, enclavé au milieu des terres, portait un moulin à scie dès 1871, puis un moulin à bardeaux ; la Société en suit les propriétaires, des frères Barabé à Jacques Delisle.
- Le moulin du lot 343Le moulin à farine du lot 343, sur la Rivière-aux-Orignaux, suivi dans les actes notariés de Télesphore Jacques avant 1871 jusqu’à sa fermeture en 1948 et à l’adjudication pour taxes de 1970.
Le site du manoirLe terrain concédé en 1722 à Joseph Charais, puis la chaîne des propriétaires qui suit : les contrats notariés situent la construction du manoir Baby-Méthot entre 1817 et 1822, par François Baby fils.
Les maîtresses d’écoleDeux actes du notaire Gamelin Gaucher : en 1830, Jacques Raimon Baby fait nommer des sindics pour ériger des écoles ; en 1832, Marguerite Trottier s’engage à instruire 36 à 40 élèves chez Laurent Pepin.- Mines de ferEn 1874, Georges Benson Hall achète les droits de mines de fer sur trois lots de Saint-Pierre-les-Becquets, à quatre centins la barrique ; aucun haut fourneau n’y sera construit et les droits s’éteindront dès les années 1890.
- Pas facile d’être seigneur…Le moulin que Louis Lévrard fait bâtir en 1717 sur le lot 1 de la seigneurie lui vaut la plainte de Massicot et Carignan, l’arbitrage de l’intendant Bégon et, faute d’habitants tenant feu et lieu, plus de 15 000 livres perdues.